Goodbye Moncton – Au revoir Moncton

À chaque départ, la FJFNB offre un repas à la personne qui quitte l’équipe. Je n’ai pas fait exception et j’ai dû choisir un restaurant où on pouvait aller ! Prise de panique (moi, faire un choix ?), je me suis faite conseiller et on a fini par aller au Relish. C’était apparemment le restaurant qui faisait les meilleurs burgers de la ville !

On y a été à pied, sous le soleil ! J’ai commandé « Le Nordique », et je confirme : c’est très bon ! Encore une fois, à la fin du repas, j’étais bin pleine (on pourrait croire que mon séjour au Canada se résume à manger… Mais non, je vous rassure) !

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Le jeudi soir, on a été manger au Mooser (j’ai un doute sur le nom du bar…). Puis on a été faire un tour à la fête foraine. C’était assez amusant, j’avais l’impression d’être au mois de décembre dans les rues de Lorient (enfin, il ne faisait pas si froid…).

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La fin de semaine est arrivée à grand pas. Le sac fait, la maison lavée et rangée, il était temps de faire les au revoir… Donc : au revoir Moncton et tous les personnes que j’ai pu rencontrer.Vous êtes tous formidables et ce voyage m’a donné le goût de l’aventure. MERCI !

Pour info : je suis bien arrivée en France avec un peu de retard car, pour ne pas changer, il y avait grève ! Sacré pays ! En ce dimanche 15 juin 2014, jour de mon anniversaire et de mes 20 ans, mes amies et ma famille étaient chez moi à mon arrivée. Ça m’a fait très plaisir mais j’étais aussi un peu déboussolée.

De gauche à droite :  En haut : Moi, Solenn, Alizée, Cécile, Monique, Sonia, Emeline En bas : Mélanie, Ninon, Camille

De gauche à droite :
En haut : Moi, Solenn, Alizée, Cécile, Monique, Sonia, Emeline
En bas : Mélanie, Ninon, Camille

Maintenant, ma petite vie à Moncton me manque un peu. Mais d’autres expériences sont à venir…

La poutine Acadienne de Chez mémère : une sacré expérience

Mercredi 11 juin 2014, depuis le temps que je voulais goûter ça (depuis mon arrivée, en fait) : j’ai mangé de la poutine rappée (ou poutine acadienne) ! Moment historique à jamais gravé dans ma mémoire (tadadadaaam).

Je l’ai acheté Chez mémère (c’est un p’tit restau, hein !), à emporter. Ben oui, il était 4 h de l’après-midi, ça n’allait pas me faire mon goûter !

En réalité, je n’ai pas vu à quoi ça ressemblait avant d’arriver chez moi. On m’avait toujours décrit ce plat comme une mixture assez étrange de patate cuites et crus collées ensemble où, au milieu, se trouvait un mélange de viande. Excellent hein ? C’est typiquement Acadien, paraît-il, alors forcément j’ai voulu y goûter !

Typiquement Acadien ? Mmh un point à préciser : un Acadien sur deux que je rencontre n’a jamais goûté ce met. Pis encore : ils n’en sont pas vraiment fans voire même dégoûtés !

Enfin bon, j’ai ouvert la boîte dans laquelle se trouvait ma poutine promise… Et autant ne pas mentir, ça m’a dégoûté ! Un pâté sable mouillé, tu vois ?

Bon j’exagère un peu…

Vers 19 h 30, quand je suis passée à table, je me sentais comme une reine : Gwen, Maud et Rebecca assistait à mon repas via Skype ! En effet, Maud et Rebecca n’ont pas eu la chance de goûter la poutine rappée et voulaient absolument voir ma réaction.

Normalement, il aurait fallu réchauffer cette délicieuse poutine dans de l’eau bouillante. Mais la gluanteur (oui j’invente des mots) ne m’inspirait pas trop donc je l’ai réchauffée au micro-onde !

Je me suis sagement rassise devant pour ordinateur pour montrer à mon assistance ce que j’allais ingurgiter, puis à la cuillère, je me suis coupé un bout de poutine, que j’ai porté à ma bouche !

C’était… étrange !

J’ai cherché la viande, au milieu, et je n’arrivais pas trop à deviner ce qui se cachait dedans !

Nouvelle tentative : j’ai ajouté du sucre roux… C’était pas pire finalement !

Je ne sais pas pourquoi mais ça me faisait penser à la texture du cœur artichaut. Mais un peu bourratif et… écoeurant !

Voici une expérience typiquement Acadienne.

Et voici les photos (je ne voulais pas vous les montrer avant, fallait que vous imaginiez la texture) :

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Ma poutine rappée

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Ma poutine rappée

Ma poutine rappée

Ma poutine rappée

Mon assitance

Mon assistance (de gauche à droite : Maud, Rebecca et Gwen)

Bon appétit, bien sûr !

Visite des locaux de Radio-Canada

 

Lors d’Accros de la chanson et grâce à Elyse, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Lise, journaliste à Radio-Canada à Moncton. Elle m’avait gentillement proposé de revenir visiter les locaux et assister à un téléjournal.

Plusieurs fois, nous avons tenté d’organiser cette rencontre. Mais il y a toujours eu des imprévus. Par exemple, la fusillade à Moncton

Enfin, ce mardi 10 juin, avec André, nous avons été visiter les locaux de Radio-Canada. Lorsque nous sommes arrivés, Lise terminait son montage pour le téléjournal du soir. C’était un reportage qui reprenait les événements qui se sont déroulés à Moncton depuis mercredi dernier… En effet, le téléjournal de ce soir était presque exclusif en le sens qu’il rendait hommage aux policiers de la GRC tués lors de la fusillade mercredi dernier. De plus, aujourd’hui se sont déroulés les funérailles des trois victimes.

C’était très émouvant de voir toutes ces images.

Loges, salles de maquillage, bureaux, salle de montage… Nous avons rapidement visité les locaux puis nous sommes allés sur le plateau du téléjournal. À notre grande surprise, le plateau était grand ouvert sur les bureaux des journalistes.

Le plateau du téléjournal Acadie

Le plateau du téléjournal Acadie

Les bureaux de Radio-Canada (et André !)

Les bureaux de Radio-Canada (et André !)

Pour le téléjournal, qui commençait à 18 h, nous avons été à la régie. Au moins cinq personnes avec casques et micros échangeaient, programmaient, lançaient les images qui défilaient sur l’écran.

La régie

La régie

C’est à ce moment là que je me suis rendue compte que c’était un énorme travail de coordination. Ce dont, je n’avais aucunement idée lorsque j’étais devant ma télévision ! De plus je trouve que c’est un boulot plutôt stressant : toujours avoir une heure limite pour terminer les reportages, lancer les bonnes images au bon moment lorsque c’est du direct…

19 h, fin du journal, tout le monde a éteint les écrans et est parti. C’est fou : aussitôt fini, aussitôt parti !

Dans tous les cas c’était une super expérience et encore une fois je peux dire que les Acadiens sont extraordinairement chaleureux et accueillants.

Merci mille fois pour cette expérience !

 

Petite virée à Shediac avec Marie et Renée

Je ne vous l’avais pas encore expliqué ? C’est grâce à Marie que j’ai pris contact avec la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick ! Elle tient la maison d’édition Bouton d’Or Acadie et, puisque je cherchais un stage dans la communication événementielle, elle m’a conseillé de contacter la FJFNB. Donc je voudrais lui dire encore une fois un grand MERCI !

Après deux mois passés ici, nous nous sommes enfin rencontrées (oui, bon, jusqu’à présent nous n’avions échangé que par mail). Accompagnées de Renée, nous sommes allées, entre deux averses de l’orage qui se préparait, chez Léo. C’est un dinner (comme qu’on dit ici… je vois trop comment je pourrais le traduire… c’est un petit peu un fast food). Et on a mangé des Fried clams (alors ce sont des coques frits avec des frites). Mmh un bon repas santé tiens ! En tout cas, après ça, j’étais bien pleine !

Fried clams

Fried clams

Fried clams avec Marie

Fried clams avec Marie

Ensuite nous sommes allées au quai de Grande digue. C’est un endroit très mignon ! On a cherché du verre poli par la mer pour la collection de Renée puis nous nous sommes baladées sur le sable humide de la plage.

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Grande digue

Marie m’a montré des supers coins aux alentours de Shediac.

Puis retour à la maison ! Renée m’a offert deux livres : Quinze pour cent de Samuel Archibald et Les carnets de Douglas de Christine Eddie. Je me suis promis de les lire lors de mon retour en France, samedi (ça approche à grands pas…!).

C’était un moment très agréable et je regrette un peu que l’on ne se soit pas rencontrée plus tôt ! À refaire, ici ou ailleurs !

Otage de ma propre maison : mes 24 heures d’isolement

Épisode sanglant à Moncton : un individu a abattu trois policiers puis en a blessé deux autres.

Mercredi soir, on rentrait de notre petite soirée au restaurant Mexicain, quand un gars a interpellé Maud et Rebecca « y’a eu une fusillade ». Sans le croire elles ont continué leur chemin. Arrivée chez elle, Maud m’a rapidement appelée pour me prévenir que c’était vrai… Et même si j’entendais les sirènes des pompiers et de la police, je ne réalisais pas vraiment qu’il se passait une chose aussi horrible dans la petite ville habituellement tranquille de Moncton…

Le lendemain, levée, douchée, habillée, prête pour aller travailler… On m’a dit que le bureau n’ouvrait pas car le suspect n’était toujours pas retrouvé. Là, c’était un moment étrange : ça voulais dire que ce qu’il se passait était vraiment grave. Les écoles, les commerces, l’université étaient fermés… En effet, le suspect n’était toujours pas arrêté.

C’était donc parti pour une journée cloîtrée chez moi, seule, car mes colocs n’était pas là ! Et je n’ai rien fait de la journée… Même pas réussi à travailler correctement sur mon rapport de stage ! C’est bizarre quand même, parfois on rêve de rester chez soi à ne rien faire, puis quand on doit rester chez soi, on pense à des milliers d’autres choses à faire.

J’avais des nouvelles régulièrement via la médias sociaux… Mais toujours pas de nouvelles du tireur. Afin de le retrouver, une zone était délimitée : à 5 km de chez moi ! Ça fait une trotte, ok, mais c’est quand même flippant.

Tout le monde publiait, commentait, stressait sur les réseaux sociaux. C’était affreux ! Être inutile et ne faire qu’attendre ! Selon les journaux #PrayForMoncton a été le hashtag le plus utilisé dans la journée.

Le jeudi soir, quand la nuit est tombée, j’ai skyper avec Maud et Rebecca, ça m’a rassurée un peu. En effet, ici, il n’y pas vraiment de volet. Ainsi, on peut te voir de l’extérieur.7

Skype avec Maud

Skype avec Maud

On se posait toutes les mêmes questions : pourquoi Justin (c’est le prénom du tireur) a t-il fait ça ? Qu’en avait-t-il après les forces de l’ordre ? Qu’elles étaient ses motivations ?

De plus Rebecca quittait définitivement Moncton le lendemain et rejoignait sa famille a Ottawa. À cause de ces événements, elle n’a pas eu la chance de dire au revoir à nos collègues et aux formidables personnes que l’on a rencontré ici. Petit pincement au cœur, je n’ai pas pu lui dire au revoir non plus…

Pour la ville de Moncton, c’était reparti pour une seconde nuit de terreur… Une fois encore, au rythme des sirènes de pompiers et de la police, je me suis endormie.

Finalement, dans la nuit de jeudi à vendredi, à minuit passé, Justin s’est rendu à la police. La fin de l’horreur, la fin de l’isolement…

Il faut dire que (le pauvre ?), il veillait depuis mercredi pour ne pas se faire attraper…

Vendredi, j’étais soulagée. Je n’ai jamais été aussi contente de pouvoir aller travailler !

Et Gwen décolla pour Marseille !

Hier, on a profité d’une grande chaleur (27° à Moncton) pour aller à la plage, à Cap-pelé et profiter des derniers instants avec Gwen ! Il faisait beau, chaud ! On a été sur une plage qui me rappelle un peu Guidel avec sa petite dune et un courant qui sépare une rive de l’autre. Il y avait aussi des bancs de sables. Mais le sable n’était pas aussi blanc que par chez nous.

J’en ai profité pour me baigner ! Honnêtement, je ne pensais pas avoir le temps de le faire car l’eau n’a pas eu le temps de se réchauffer. Pourtant, je ne l’ai pas trouvée si froide. Mais il y avait des méduses, donc je ne suis pas restée très longtemps…

Baignade à Cap-pelé

Baignade à Cap-pelé

À partir de 19-20 h on a commencé à chercher un coin sympa pour manger. Seulement, tous les restaurants auxquels on pensait fermaient ! Ben oui, on est pas encore en pleine saison et les gens mangent tôt ici ! Cinq restaurants plus tard… on s’est finalement décidé à aller au Dixi Lee de Shediac… C’était pas un repas très gastronomique mais ça nous a rassasié (presque trop pour ma part !).

André, Myriam (oui vous êtes enfin sur mon blog !), Maud et Rebecca

André, Myriam (oui vous êtes enfin sur mon blog !), Maud et Rebecca

Et puis aujourd’hui, j’ai accompagné Gwen à l’aéroport ! Les larmes aux yeux, on s’est dit au revoir… Ça me fait quand même bizarre de me retrouver toute seule dans cette grande maison. Quand je me dit qu’elle y a passé 9 mois, presque seule, eh bien chapeau !

Elle avait commencé à décompter les jours qui lui restait presque 35 jours avant son départ ! Je comprends qu’elle avait hâte de rentrer chez elle. En effet, elle a vécu un an ici. Mais moi je n’aimais pas trop ça : ça me rapprochait de plus en plus de ma date de départ à moi. C’est fou comme le temps défile vite !

C’est assez étrange car j’avais l’impression de partir à la même date qu’elle alors qu’il me reste encore une dizaine de jours ! Je me rend compte que les départs, ça me stress un peu : il faut penser à tout : ne rien oublier, résilier les éventuels contrats et puis dire au revoir à tout le monde. Des gens avec qui j’ai passé presque trois mois…

Et puis moi, je déteste faire des au revoir. Je suis assez nulle en au revoir d’ailleurs. Ça m’affecte, bien sûr, mais j’ai du mal à le montrer !

Par contre, dans les aéroports ou dans les gares, j’adore regarder les attitudes des gens qui partent et qui arrivent… Pour mon retour, j’aurai de quoi m’occuper pour mes 23 h de voyage !

Et puis me voilà, seule, avec Lexie (le chat), attendant mon départ ! Ça sera comment, alors, des retrouvailles ?

Retraite d’équipe numéro 2 : un vrai souper acadien !

Aujourd’hui, mardi 28 mai 2014, 9 h, nous étions en route pour Cap-pelé pour notre (ma) deuxième retraite d’équipe (clique sur le lien si tu sais pas encore c’que c’est !).

Au programme : débriefing de l’Assemblée générale annuelle (AGA), des propositions votées lors de la fin de semaine, d’Accros de la chanson et des prochains projets de la FJFNB ! En somme : une journée bien chargée !

On a donc passé la journée à Cap-pelé dans un super chalet au bord de l’eau.

Chalet, Cap-pelé

Chalet, Cap-pelé

Chalet, Cap-pelé

Chalet, Cap-pelé

Il faut savoir qu’ici un chalet est une maison de vacances, une maison secondaire !

On a parlé boulot jusqu’à midi puis on a mangé notre potluck (j’espère que c’est bien comme ça que ça s’écrit). En gros chacun avait ramené de quoi manger pour le midi : cake salé, quiche, salade… J’adore cette ambiance de partage !

Petite pause puis on a rapidement fini le boulot. À vrai dire on ne s’attendait pas à ce que ce soit si court car la retraite d’équipe qui suit l’AGA est apparemment souvent chargée puisqu’il faut brainstormer des projets et les envies qu’ont formulé les jeunes francophones du Nouveau-Brunswick. Cette année, les projets se ressemblent un peu : c’est beaucoup de lobbying. Visiblement, on a eu de la chance !

Entre deux averses, on a pu se promener sur la côte puis faire quelques ricochets.

17 h, heure du souper, je n’avais pas, mais alors PAS du tout faim. Mais c’était prévu homard. Terrible dilemme ! D’autant que jusqu’à présent, je n’avais jamais goûté de « vrai » homard ! Avec les précieux conseils de Rémi puis de Myriam, j’ai décortiqué puis mangé mon premier homard. Delicious, c’est super bon ! Miam ! 15 homards pour 10 personnes. Il me semble qu’ici c’est moins de 10 dollars pièce (environ 7 euros). Ouais, je suis apparemment tombée au pays du homard ! Mais je ne vous raconte pas comment ça giclait de partout dans la cuisine ! Puis… l’odeur reste assez longtemps sur les mains…

Mon premier homard, Cap pelé

Mon premier homard, Cap pelé

Mon premier homard, Cap pelé

Mon premier homard, Cap pelé

Puis en dessert (et pour fêter l’anniversaire de Gwen), on a mangé un gâteau Mc Cain (gare à vous, Mc se prononce Mec et non Mac… On a faut sur toute la ligne à dire M(a)c Donald…). Alors pour que ce soit clair, le gâteau Mc Cain n’est en rien un gâteau raffiné, léger. C’est un gâteau à 5 dollars pièce, très sucré et très gras. Il est congelé mais dès qu’on le sort du congélateur il est prêt à être servi. Mmh… Pas très très naturel tout ça. Mais ici on m’en avait beaucoup parlé : il fallait que je le goute ! C’était moins pire que ce qu’on m’avait prévenu mais ce n’est pas pour autant que j’en mangerais tous les jours ! Une sacré affaire ce gâteau Mc Cain…

Et puis Mc Cain, mois ça me fait pensé plutôt à LA CHANSON DU DIMANCHE, la pêche !

Je suis toujours décalée quand je mange à l’heure d’ici, après le souper, c’est à dire vers 18 h, j’ai envie d’aller dormir comme s’il était 22h ! C’est fou… Puis j’ai pas l’impression de complètement digérer entre le dîner (midi) et le souper (soir).

Enfin bon, retour à 19 heures à la maison, l’estomac bien rempli au moins jusqu’au lendemain midi.

Une bonne journée passée entre collègues ! La semaine commence tranquillement, mais je ne me suis toujours pas remise de mon état de fatigue depuis Accros de la chanson le week-end passé !

Ce soir, on va aller faire un tour au Pump House pour fêter les 26 ans de Gwen (ben oui, elle est plus toute jeune la p’tite… Je sais qu’elle va rire en lisant ceci !).

Sur ce, bonne soirée, bonne journée, bon matin, bon appétit ou quoi que ce soit d’autre !

Accros de la chanson

Le spectacle, la finale, l’événement, mon but et ma mission : c’était tout ça à la fois !

Depuis le début de mon stage à la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB), je suis principalement en charge de la promotion de la grande finale d’Accros de la chanson !

Tu sais-tu c’que c’est Accros de la chanson ? C’est un concours de chant francophone. Chaque jeune entre la 9 et la 12e année (en gros à partir de 14 ans jusqu’à 18 ans), scolarisé dans une des 22 écoles francophones du Nouveau-Brunswick, peut se présenter. Ce concours propose de nombreuses heures de formations et des ateliers dispensés par des professionnels de l’industrie musicale. Finale locale puis demi-finale… chaque artiste présente une composition en français puis 3 groupes et 3 solos sont choisis en tant que finalistes. Ils auront la chance d’enregistrer un album et de participer à la grande finale d’Accros de la chanson où il présenteront cette fois deux de leur composition, toujours en français. Cette année, le concours fêtait ses 10 ans ! Pour l’occasion, le spectacle s’est déroulé à l’arena de Rogersville et de nombreux anciens participants ont fait partie du spectacle : les Hay Babies, Lisa LeBlanc, Caroline Savoie… et bien d’autres !

Carte du Nouveau-Brunswick : cherchez Rogersville (c'est à environ 1 h 30 de Moncton).  (francophonesud.nbed.nb.ca/)

Carte du Nouveau-Brunswick : cherchez Rogersville (c’est à environ 1 h 30 de Moncton).
(francophonesud.nbed.nb.ca)

J’étais donc partie prenante de cet événement.

En parallèle se déroulait l’Assemblée générale annuelle (AGA) de la FJFNB.

Encore une petite explication : tu sais-tu c’que c’est l’Assemblée générale annuelle ? Durant toute la fin de la semaine, des jeunes des 22 écoles francophones du Nouveau-Brunswick se retrouvent puis discutent des projets de la FJFNB. Ils en sélectionnent puis votent afin de définir quels sont les nouveaux projets de la FJFNB. C’est vraiment à ce moment que l’on comprend combien la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-brunswick est un organisme PAR et POUR les jeunes.

C’est incroyable de voir que des jeunes sont prêts à se retrouver le temps d’une fin de semaine puis de discuter de problématiques qui les motivent : éducation, politique, santé, art et culture, économie… 10 projets phares en sont ressortis. Je peux vous en citer quelques uns : faire en sorte d’améliorer l’égalité hommes-femmes, faire passer le droit de vote à 16 ans et proposer des formations pour comprendre la politique, faire une tournée des finalistes dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick, inciter les professeurs à utiliser plus souvent les nouvelles technologies dans les salles de classe… des propositions que la FJFNB se doit de mettre sur pied au courant de l’année 2014/2015… en attendant les prochains projets de la future AGA !

Je trouve ça incroyable qu’ils se sentent autant concernés. Et puis tout s’est déroulé dans une bonne ambiance : chacun expliquait son point de vue sans l’imposer. Vraiment très intéressant !

Le samedi soir, les jeunes de l’AGA ont eu la chance d’assister à la grande finale de la 10e édition d’Accros de la chanson.

Bon je passe peut-être un peu du coq à l’âne, scuzé (comme on dirait icite !)… Mais le week-end passé j’étais quand même principalement sur l’événement Accros de la chanson ! J’ai adoré ! On avait un super planning bien détaillé que la super agente de projet avait fait. Tout roulait comme sur des roulettes ! Nous n’avons pas été en retard, tout le monde a pu faire sa prise de son, ses tests… Y’a juste eu un petit couac : à notre arrivée le vendredi, le souper (c’est ce que l’on appelle le dîner) était à 16 h 30 et l’école qui nous accueillait l’avait prévu à 17 h 30 ! On a dû rapidement modifier notre planning !

Petite précision : oui ici on mange le repas du soir généralement entre 16 h 30 et 18 h ! À vrai dire moi je ne m’y fait toujours pas et je mange toujours à 20 h le soir.

Pour vous conter l’événement, par où commencer ?

Il y avait 450 places assises et à notre surprise il y avait des gens debout ! Nous n’avons pas encore compté le nombre de billets vendus mais on estime à un peu plus de 500 personnes, du jamais vu dans l’histoire d’Accros de la chanson ! Une bonne ambiance : beaucoup de jeunes se sont levés pour danser quand Lisa LeBlanc a chanté Ma vie c’est d’la marde (la vidéo est en dessous de l’article) avec les Hay babies !

Caroline Savoie

Caroline Savoie

Les Hay Babies, porte-paroles de l'événement

Les Hay Babies, porte-paroles de l’événement

Les jeunes finalistes ont vraiment été contents et impressionnés par le nombre de personnes. Ils ont reçus des prix ou l’opportunité de se présenter dans des vitrines pendant la saison estivale 2014. Finalement, les grands gagnants sont : artistes solos Chloé Breault et artistes groupes : Miroir ! Ils avaient tous des styles définis et différents et je dois dire qu’ils sont vraiment tous bons ! J’ai un petit pincement au cœur pour ceux qui n’ont rien gagné, mis à part tout ce cheminement, ces formations et ces ateliers dont ils ont bénéficié jusqu’à la finale ! Et puis… qui sait… peut-être qu’ils se représenteront l’année prochaine, pour la 11e édition !

Je suis vraiment contente : les spectateurs, les jeunes finalistes, les artistes, les techniciens ont eu l’air de vraiment apprécier le spectacle !

Ce week-end m’a achevé, on a couru partout, on se levait tôt puis on se couchait tard, on a dû ranger l’arena après le spectacle… tout ça en dormant dans une école sur un matelas qui se dégonflait la nuit (le carrelage était bin froid !).

Une super expérience que je vais ajouter dans mon CV, mais surtout que je ne suis pas prête d’oublier !

Vous pouvez cliquer sur les liens ci-dessous pour écouter tous les finalistes (ils valent vraiment le détour) !

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Francis Goulette-Poirier

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Reforme

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Jania Durelle

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Triade

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Chloé Breault 

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Miroir

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Petit bonus : Isabelle Pelletier, gagnante du volet Interprétation, elle chante la chanson écrite par Simon Richard, gagnant du volet Ecriture (dans cette vidéo elle interprète une chanson de Lisa LeBlanc : Cerveau ramoli)

Escapade en Amérique !

Ça y est ! Je l’ai fait ! J’ai passé la frontière américaine ! Encore une chose que je pourrai cocher sur « ma liste de chose à faire au pendant mon stage au Canada ».

En quatre jours, j’ai visité deux villes : Boston et Portland, traversé trois états des États-Unis d’Amérique : Maine, Vermont et Massachusetts et voyagé dans deux pays : le Canada et les États-unis ! C’était incroyable.

Gwen, Maud et moi avons loué une voiture puis une chambre à Portland. J’ai été agréablement surprise par cette ville. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi mignonne. Après quelques jours passés là-bas, je trouve que c’est une ville à taille humaine et tout le monde est très accueillant. Dans tous les commerces, on nous demandait d’où on venait ! À croire qu’on a un accent… Alors allez expliquer en anglais (of course) que vous êtes française mais que vous vivez au Canada et que vous venez visiter l’Amérique… Beaucoup trop de pays dans une même phrase !

Via Airbnb Gwen nous a dégoté une petite chambre toute mignonne à Portland sud. C’est assez sympa comme coin car c’est à la fois proche de la mer et très boisé ! En effet, notre chambre était située à 100 m de la mer (Papa va être jaloux !). Puis la ville, Portland, est à 10 min en voiture. Tout est à proximité !

Nos hôtes étaient vraiment extras ! Tous les matins, nous avions un petit déjeuner excellent (bon ok, autant ne pas vous mentir… y’avait un peu trop de cannelle…). Ils nous ont donné de supers conseils pour visiter Boston, Portland et les environs. C’était vraiment des gens sympas et généreux ! Ça me rappelle un peu l’accueil que j’avais eu à Plymouth en Angleterre.

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J’ai vu et fait tellement de chose que je ne sais pas par où commencer… Alors voici un modeste résumé :

Jour 1 : départ de Moncton à 9 h, arrivée à bon port vers 15 h (après s’être légèrement perdues…chut !)  : bonjour Portland ! Nous nous sommes baladées sur la plage sous la fine pluie (petit rappel du pays : VIVE LA BRETAGNE ANYWHERE !) puis nous sommes allées manger une méga pizza dans un méga restaurant (où il y avait 35 min d’attente) pour l’anniversaire de Maud. Lucky, elle aura fêté ses 20 ans aux USA ( et sans une goutte d’alcool… on attendra 21 ans) !

Les 20 ans de Maud

Les 20 ans de Maud

Les 20 ans de Maud

Les 20 ans de Maud

Portland sous la pluie

Portland sous la pluie

Portland sous la pluie

Portland sous la pluie

Jour 2 : 9 h, en route (toujours sous la pluie) pour Boston. On a tourné, viré… Sans savoir où se garer. Finalement on a décidé de placer la voiture en dehors de la ville puis de prendre le métro. Ici encore, les gens étaient supers sympas et nous ont gentillement guidé !

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Spectacle de rue, Boston

Spectacle de rue, Boston

Spectacle de rue, Boston

On s’est posé regarder un spectacle de rue. Enfin c’était plus du blabla que de la danse…

Puis on a suivi the Freedom trail. C’est une ligne rouge tracée au sol d’environ 4 km qui traverse Boston : on peut apercevoir les quartiers, les monuments et les bâtiments qu’il ne faut pas louper ! C’est vraiment une bonne idée car on a pu déambuler dans la rue sans avoir précisément préparer notre trajet dans la ville. Ça nous a bien guidé. Toutes les villes devraient avoir un chemin du même genre !

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The Freedom trail

On a aussi visité le campus de l’université d’Harvard. C’était assez étrange car on s’attendait à de gros panneaux… Peut-être qu’on a tout simplement pas trouvé l’entrée principale… !

On a rapidement cherché un étudiant pour nous présenter (gratuitement) le campus mais ils avaient fini leur études et on les voyait déménager. Dommage, certains les étudiants d’Havard était pas mal… Mouhaha !

Ça doit tout de même être assez étrange de vivre et d’étudier sur un campus où il y a des touristes tout au long de l’année !

Retour tranquille à la voiture : on a croisé de nombreux zombies. Non, je ne suis pas en plein délire… On a enfin compris qu’il y avait the zombie walk : des gens déguisées en zombies déambulaient dans la ville. C’était assez marrant ! J’aime assez les villes surprenantes, qui bougent !

The zombie walk

The zombie walk

Petit tour au port, quelques photos pour faire nos touristes… Bref, une super journée !

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On a repris la route direction Portland, pour rejoindre notre lit.

Au retour on a été prendre des photos de la ville depuis la rive sud de Portland : super joli !

Jour 3 : Motivée, on s’est levé à 4 h 30 (oui, oui, du matin !) ! Pourquoi faire ? Instant romantique, magnifique, idyllique, sympathique… nous avons été voir le levé du soleil (the sunrise). En sortant de la maison, j’ai été surprise par le jour qu’il y avait déjà… Le soleil se serait-il déjà levé ?!

Nous nous sommes placées sur une petite crique sur la côte Est pour apercevoir le soleil se lever.

C’était un peu nuageux… mais ça a donné quelques belles photos !

Levé de soleil, Portland

Lever de soleil, Portland

Levé de soleil, Portland

Lever de soleil, Portland

Levé de soleil, Portland

Lever de soleil, Portland

Je ne vais pas vous mentir : ensuite, nous nous sommes recouchées jusqu’à 9 ou 10 heures !

Petit déjeuner, départ pour la ville : nous avons réservé des places pour aller faire un tour de bateau et voir des baleines dans l’après-midi (2 votes contre 1 : moi j’aurai bien pris un vélo, le bateau puis circulé sur les petites îles autour de Portland… une prochaine fois !). En attendant nous avons flâné, fait les boutiques et goûté les meilleurs (à ce qu’il paraît) donuts chez Holy donuts !

The holy donut

Holy donut

Enfin : petit tour en bateau… Petit, petit… 4 heures c’était quand même un peu long ! Heureusement qu’il faisait beau ! Nous n’avons même pas vu de baleines… Mais nous avons obtenu un pass d’un an pour aller voir les baleines gratuitement ! Super n’est-ce pas ?! Surtout quand on habite pas la région…

Portland

Portland

Portland

Portland

Portland

Portland

Le soir, nous sommes allées s’amuser sur la plage à faire du light painting avec l’appareil de Gwen : vraiment sympa ! Tu sais-tu ce qu’est le light painting ? (en lien tu trouveras le compte flickr de Gwen, ma coloc) Ça consiste à prendre une photo pendant un long temps d’exposition tout en déplaçant de la lumière.

Jour 4 : réveil, rangement, route… un petit peu long ce retour, the Moncton’s come back !

J’ai adoré ce week-end ! À trois filles, on ne s’est même pas tapée dessus ahah !

J’ai eu l’impression que je comprenais mieux les américains que les canadiens lorsqu’ils s’expriment en anglais. De plus, j’avais l’impression de me faire mieux comprendre ! Où serait-ce simplement mon oreille qui se fait à la langue… ? Petit pas pour l’Homme, grand pas pour Juliette !

Que rajouter d’autres ? J’AI ÉTÉ AUX STATES LES GARS ! (je me force à le répéter… je n’y crois toujours pas…).

La ligue sportive du lundi soir

On perd pas les bonnes habitudes : tous les lundis soirs je fais du sport avec le Cafi. Le Cafi c’est le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick. Cet organisme propose son aide dans les premières démarches d’immigration et de nombreuses activités afin de s’intégrer.

Environ toutes les deux semaines on change de sport. On a pas le temps de s’améliorer considérablement dans un sport en particulier mais ça nous permet de découvrir pleins de nouveaux sports et de ne pas en faire simplement un à l’année.

Pour l’instant j’ai fait : du basket ball, de l’omnikin et du badminton.

À tout ceux ou celles qui me connaissent bien : oui, j’ai failli pleurer quand on m’a annoncé « badminton ». Je DÉTESTE les sports de raquettes (à par peut-être les randonnées en raquettes… j’ai jamais essayé !). Enfin bon, on a évité le pire : ce n’était pas du ping-pong (ou tennis de table pour les pros). So, vivement le prochain sport !

Sinon… Tu sais pas ce que c’est l’omnikin ? Tu connais peut-être ce sport sous le nom kin-ball ? Rappelle toi de tes cours de sport avec M. Conan en primaire ! Non toujours rien ? Eh bien : c’est un sport qui se joue avec un ballon de près d’1 kg pour 1 m 30 de diamètre. Trois équipes de trois joueurs sur le terrain. Deux personnes soutiennent le ballon avec un genou à terre. Le 3e joueur frappe la balle pour la lancer en criant obligatoirement « Omnikin + un nom de l’équipe » (qui est souvent une couleur). Si le ballon touche le sol avant que l’équipe appelée l’ai récupérée, l’équipe qui a lancé le ballon marque un point. L’équipe qui récupère le ballon (tombé ou non) doit à son tour se positionner puis lancer le ballon en suivant le même processus.

Je suis désolé, je n’ai pas pris de photo pendant le match.

Capiche ?

Ps : le nombre de joueurs ou le nombre d’équipe peut varier selon le terrain.

Nous on compte pas vraiment les points. Et puis tant mieux sinon ça serait trop compétitif ! Ces séances de sport ont un bon esprit : entraide, passe, jeux collectifs… C’est l‘fun !

La ligue sportive

La ligue sportive

La ligue sportive

La ligue sportive

Et puis avec Gwen on a trouvé une super théorie pour avoir la balle au début de chaque match : la théorie de pierre, feuille, papier, ciseaux !

Puis sinon, je vais à la piscine de temps en temps… et avec Gwen on a décidé d’aller courir une fois par semaine ! #Motivation